jeudi 9 juillet 2009

Down memory lane


Hier soir j'ai reçu un mail que j'attendais avec impatience depuis quelques jours. Un mail d'une ex-blogueuse et lectrice assidue de mon blog, une amie virtuelle. Un mail qui m'annonçait l'arrivée tant attendue de ses petites jumelles. Félicitations aux heureux parents et bienvenue aux petites merveilles!
En montrant leur photo au Petit Chimiste, nous sommes revenus 7 mois en arrière et nous sommes remémorés l'arrivée de Liam et Noah...

C'était un dimanche ... Après une soirée au restau marocain sur Great Western Road, je m'étais couchée vers minuit et m'apprétais à faire une belle grasse matinée bien au chaud sous la couette sachant très bien que cela serait une des dernières que je ferais d'ici une dizaine d'années! A 4h du matin, comme tous les matins, une sensation familière m'a réveillée. Alors que je me retournais dans le lit pour aller éliminer mon thé à la menthe, j'ai entendu un "pop" puis je me suis retrouvée trempée! A moitié endormie, je n'ai pas compris tout de suite ce qui se passait. Pas très futée quand même vu mon état, mais moi non, il m'a bien fallu 5 minutes pour comprendre ... Je suis allée m'asseoir dans le canapé et j'ai ouvert mon livre "Your Pregnancy weeks by weeks" au chapitre sur l'accouchement. Il peut se passer des heures entre le moment où la poche des eaux se rompt et le début des contractions alors je me suis dit que j'allais "réviser" - oui je suis comme ça moi! Mais le Petit Chimiste qui devait trouver son lit un peu trop vide s'est réveillé et est venu voir ce qu'il se passait. Il a trouvé que c'était un peu tard pour les révisions vu que je connaissais déjà le livre par coeur et qu'il valait mieux faire quelque chose de plus constructif. Par exemple appeler la maternité.

Je me suis donc exécutée en expliquant à la sage femme de service que je pensais avoir perdu les eaux mais que je n'avais pas de contractions et que j'avais bien envie de retourner finir ma nuit. Un sentiment qui allait devenir bien trop familier dans les semaines à venir... Mais elle ne partageait pas mon opinion. Avec les grossesses multiples on n'est jamais trop prudent elle m'a dit, vous feriez mieux de venir tout de suite. En plus il commençait à neiger alors c'aurait été vraiment trop bête de se retrouver bloqués à la maison avec deux bébés en route! J'ai attrapé ma valise et dit adieu à ma vie calme et organisée, à mon appartement propre et rangé. On beau s'y préparer pendant des mois, qu'est ce que ça fait drôle de fermer la porte derrière soi et de se dire que la prochaine fois que l'on repassera cette même porte, on sera quatre...

Arrivés à la maternité, il ne neigeait plus, je n'avais toujours pas de contractions et je me disais vraiment que j'aurais mieux fait de ne rien dire à personne et de rester au lit! Une fois examinée par le médecin de nuit, elle a confirmé qu'effectivement, la poche des eaux s'était rompue. Comme le risque d'infection devient un problème une fois que les bébés ne sont plus protégés par le liquide amniotique, il fallait me garder en observation. Elle m'a donc trouvé un lit dans le service de prénatalité et m'a suggéré de dormir en attendant que quelque chose se passe. Elle a renvoyé le Petit Chimiste à la maison avec la même consigne. Evidemment, moi j'étais maintenant excitée comme une puce, trop impatiente de rencontrer enfin mes bébés pour vouloir dormir.

Vers 7h, j'ai enfin réussi à trouver le sommeil, pour être finalement réveillée par ma première contraction dix minutes plus tard. Rien de trop douloureux pour commencer, des petites contractions toutes les 10 minutes, je me suis dit que ça allait être trop facile cette histoire! A 8h, l'obstétricien de service est passé et m'a annoncé que je n'en étais qu'à un pathétique 1cm.... Vous êtes là au moins pour la journée, il me dit, je repasserai vers midi pour voir où vous en êtes. Quelle déception, moi qui espérais voir mes bébés bientôt, voilà qu'il allait me falloir attendre encore une journée, voire même plus ... J'ai commencé à me promener dans le service, dans le vague espoir de faire accélérer les choses et puis surtout parce que ça m'occupait l'esprit d'être en mouvement!

Vers 10h, le Petit Chimiste a téléphoné pour savoir si il était autorisé à revenir dans le service, je lui ai répété ma conversation avec l'obstétricien pour le prévenir qu'on risquait d'attendre toute la journée et qu'il ferait mieux d'amener de quoi nous distraire. Il a pris ça comme une invitation à prendre son temps: il a pris une longue douche, est allé acheter le journal, fait quelques courses... Il est arrivé peu après 11h alors que mes contractions étaient passées aux 3 minutes et que je commençais à me demander s'il allait arriver à temps et s'il était trop tôt pour demander ma péridurale! Quand j'ai dit à la sage femme que je trouvais tout ça un peu douloureux, elle m'a amené du paracétamol. J'en ai déduit que j'étais une mauviette et que je ferais mieux de me taire et de souffrir en silence. A midi, je souffrais toujours en silence (plus ou moins!) et mes contractions étaient passées aux 90s et duraient pas loin d'une minute chacune. Je trouvais que ça allait un peu vite vu ce que m'avait dit le consultant mais personne n'avait l'air de s'affoler donc encore une fois, je me suis dit que j'allais pas faire mon intéressante et attendre qu'on s'occupe de moi. Quand l'obstétricien est repassé, peu après midi, j'étais à 5cm et il a décidé de me transférer en salle d'accouchement. Je me suis dit que c'était le bon moment pour évoquer ma péridurale, il m'a suggéré 'gas and air' - un mélange d'oxygène et d'oxide nitreux (plus connu sous le nom de gaz hilarant). Encore une fois, je me suis sentie une vraie mauviette... Le temps de tout préparer et de rameuter la foule de personnel qui doit assister à un accouchement de jumeaux, j'avais à peine 10s de répit entre chaque contraction, je pouvais à peine parler, pliée en deux par la douleur et je ne pouvais plus marcher. Ils ont encore perdu ce qui m'a paru une éternité pour trouver un fauteuil roulant mais finalement à 12h15 je suis arrivée dans la salle d'accouchement.

La sage femme qui devait déliver les bébés a fait les présentations de tout le personnel (infirmières, pédiatres, etc) avant de m'examiner. Quand j'ai vu son regard, j'ai compris que l'on n'allait plus attendre très longtemps et que je pouvais faire une croix sur ma péridurale. J'étais passée de 5 à 10 cm en moins de 10 minutes. 10cm. Le nombre magique qui dit qu'il est temps de se mettre à pousser. A ce moment là avec un timing impeccable, l'anesthésiste est arrivé comme une fleur ..."Vous avez demandé une péridurale?" Il a remballé son matériel et m'a fait promettre de la demander plus tôt la prochaine fois! Quel sens de l'humour...

A partir de là, mes souvenirs de la demi heure qui a suivi deviennent un peu vagues. Le médecin a débranché mon gas and air parce qu'on rigolait trop avec le Petit Chimiste: on trouvait que ça me faisait une voix de Darth Vader et le médecin a du penser qu'on ne prenait pas trop les choses au sérieux... Et là j'ai compris ce que le Bon Dieu voulait dire quand il a puni Eve et lui a dit qu'à cause de ses idioties, les femmes accoucheraient dans la souffrance... Je me rappelle avoir serré la main du Petit Chimiste très très fort, d'avoir ri quand il m'a dit de ne pas crier si fort parce que j'allais faire peur aux bébés, d'avoir dit oui à l'obstétricien quand il m'a demandé si il pouvait utiliser les forceps parce que le premier bébé était en détresse.

Puis enfin, à 12h52, après quelques secondes qui m'ont semblé durer des heures :"it's a boy!" et ses premiers pleurs ... Je me rappelle très clairement le premier regard posé sur mon petit Liam, si petit, si fragile avec ses grands yeux interrogateurs et son visage tout marqué par les forceps. J'ai eu le droit de le prendre quelques précieuses minutes contre moi avant que l'obstétricien me rappelle qu'il y avait un deuxième bébé qui aimerait bien se joindre à la fête! Un bébé encore plus petit, encore plus fragile et encore plus en détresse qui est arrivé lui aussi à l'aide de forceps 8 minutes plus tard. Un deuxième petit garçon! Et un papa ravi! Quand j'ai demandé à voir Noah, la sage femme m'a repassé Liam et m'a proposé de lui faire du peau à peau. Je sais maintenant que c'était une manoeuvre de diversion: Noah a eu besoin d'être 'rescussité' à la naissance. Un terme bien dramatique pour dire qu'il a eu besoin d'un peu d'aide pour commencer à respirer tout seul. 30 secondes sous masque, c'est pas grand chose mais ça m'a paru bien long. Enfin j'ai pu les serrer tous les deux contre moi, les plus beaux bébés du monde à mes yeux ...

Très rapidement, tout le personnel médical s'est eclipsé pour nous laisser savourer nos premiers moments en famille. Seuls l'obstétricien et la sage femme sont restés, lui parce qu'il avait un peu de couture à faire et la sage femme pour m'assister pendant les premières heures, s'assurer que je récupérais bien, que les bébés allaient bien et ne se refroidissaient pas.

Le reste de la journée est passé très vite entre mes premières tentatives d'allaitement, le contrôle de nos tensions et températures respectives, les perfusions et prises de sang pour surveiller ma numération globulaire (j'ai perdu pas mal de sang) et déterminer le groupe sanguin des bébés... Et surtout des heures et des heures passées les yeux dans les yeux avec ces deux adorables petits êtres, des heures à caliner, à s'émerveiller, à les regarder dormir, si calmes et tranquilles après cet évènement qui venait de changer leur vie et la nôtre ...

Moins de six heures entre ma première contraction et la naissance de mes bébés, certainement pas un record mais les six heures les plus intenses et riches en émotions de toute ma vie! Six heures que je n'oublierai jamais et qui sont maintenant écrites ici pour la postérité.

dimanche 5 juillet 2009

Torture


Comme je vous le disais dans mon dernier billet, depuis qu'ils vont à la crèche, mes petits monsieurs enchaînent les rhumes. Comme on a une prédisposition aux problèmes ORL dans la famille, mon angoisse c'est que ça se transforme en bronchite ou pire en otite ... Tout le monde me dit: " il faut les moucher".

Bonne blague. Vous avez déjà essayé de moucher un enfant de 7 mois? Essayez de leur expliquer qu'il faut souffler par le nez dans ce petit bout de papier qu'on vient de leur coller sous le nez... J'essuie ce que je peux et rien que ça, ça les fait hurler - pourquoi les bébés détestent tellement qu'on touche leur nez?!

Mais cette semaine, ce n'est plus suffisant. Liam est tellement pris qu'il n'arrive plus à boire son biberon et avec la canicule que l'on a en ce moment, il est en train de se déshydrater. Aux grands maux les grands remèdes, j'ai investi dans un instrument de torture d'une redoutable efficacité. Le mouche bébé.

Le principe est tout bête, un embout devant la narine de bébé, l'autre extrémité dans la bouche de maman et on aspire (je vous rasure il y a un filtre entre les deux!). Le premier coup, je l'ai pris par surprise dans le bain, ça c'est bien passé. Mais le deuxième coup, on aurait dit que j'essayais de lui faire une ablation du nez sans anesthésie! Il a gigoté, hurlé, griffé! J'ai réussi à l'immobiliser et à finir ma séance mais personne ne m'avait dit qu'il fallait être ceinture noire de judo pour être parent...

Aujourd'hui il respire encore comme un locomotive - il est endormi dans sa chambre, séparé de l'ordinateur par deux pièces et je l'entends respirer. Il va falloir remettre ça. Le bourreau attend que sa victime se réveille ...


jeudi 2 juillet 2009

Fils unique

La collectivité, c'est bien pour apprendre les enfants à prêter, partager, échanger ...
Pour l'instant tout ce qu'ils ont partagé à la crèche c'est des microbes.

Je pensais qu'en commençant l'été on allait éviter les rhumes à répétition. Je me suis bien trompée. La semaine dernière c'était Noah qui nous a ramené un nez qui coule et cette semaine c'est Liam. Sauf que Liam ne fait pas les choses à moitié ... Coup de téléphone mardi midi, Liam a 39° de fièvre, refuse de boire son biberon et ne bouge plus ... Grosse panique, je lâche tout au boulot et je vais le chercher. Au passage que c'est bien d'être si près de la crèche! Bon finalement ce n'est qu'un virus, mais il a vraiment du mal à s'en remettre. Aujourd'hui j'ai décidé de le garder à la maison, il fait trop chaud, sa fièvre ne tombe pas et il a besoin de calme et de repos, ce qu'il n'a pas à la crèche.

Et donc ce matin, j'ai eu mon dilemne de la maman de jumeaux ... Est ce que j'amène Noah à la crèche quand même ...? J'ai hésité, appelé la crèche, puis une copine pour leur demander leur avis, je me suis même tournée vers un forum de maman de jumeaux... Pour finir, j'ai amené Noah à la crèche à 10h et j'irais le chercher à 16h. Une plus petit journée que d'habitude mais ça me permet de me concentrer sur Liam qui a besoin de beaucoup d'attention - il est en train de se déshydrater en refusant ses biberons et il faut que je le force à boire sans arrêt - et je peux dormir quand il dort parce que je n'ai pas beaucoup dormi ces dernières nuits. Et ça c'est pas possible si j'ai les deux ... Je crois que Noah aime bien son indépendance car apparemment il était tout content mardi après midi quand je l'ai laissé pour amener Liam chez le docteur et ce matin il était tout excité quand je l'ai déposé!

Ca fait drôle de n'avoir qu'un bébé à la maison, je n'arrête pas de chercher Noah des yeux et puis je me rappelle qu'il n'est pas là... mais c'est tellement plus facile !

lundi 29 juin 2009

Renier ses principes - Part Two la tétine

Pour continuer dans la série 'y a que les imbéciles qui changent pas d'avis'... la tétine.

Je fais partie de ces gens qui se disaient: plutôt mourir que de donner une tétine à mes enfants. Je suis horrifiée chaque fois que je croise des parents avec des enfants de 3 ou 4 ans avec une tétine dans la bouche. Des enfants qui souvent sont en train de faire du toboggan ou de courir après leur petit frère. Pourquoi ont ils donc une tétine dans la bouche?! Je pouvais concevoir la tétine pour dormir mais dans la journée? Donc c'était décidé, pas de tétine.


Pendant deux mois, j'ai résisté. Et souffert. Noah était un "sucky baby", un bébé qui avait besoin de téter pour se réconforter, pour s'endormir. Il a passé beaucoup de temps accroché au sein puis à son biberon, profondément endormi. A l'instant où on le décrochait pour le mettre dans son couffin, il se mettait à hurler... Il a ainsi passé beaucoup de nuits dans notre lit accroché à sa maman (un autre principe vite oublié de ne pas laisser dormir les bébés avec nous!). Au mois de janvier, ma soeur est venue nous voir et nous avons passé une semaine infernale à essayer d'endormir Noah ... Biberons vides, petits doigts dans la bouche, on a tout essayé. Ma soeur n'arrêtait pas de me répéter qu'il avait besoin d'une tétine mais moi, têtue comme une mule, je résistais. Le dernier jour elle m'a acheté un paquet de tétines. Je l'ai jeté au fond d'un tiroir. Trois jours plus tard, après une nuit particulièrement courte et alors que je me débattais toute seule avec deux bébés sur-fatigués qui n'arrivaient pas à s'endormir, j'ai ouvert le tiroir. Stérilisé les tétines et le coeur gros, je leur ai mises dans la bouche. J'avais l'impression de leur mettre une muselière. Cinq minutes plus tard, ils étaient tous les deux profondément endormis ...


L'effet tétine (à 10 semaines)



Depuis mes bébés ont des tétines... On essaie de ne pas en abuser, de les restraindre aux siestes, au coucher et aux trajets en poussette ou en voiture (qui souvent se transforment en sieste de toutes façons) mais je dois avouer que je m'en sers parfois pour gagner 5 minutes, quand les biberons ne sont pas prêts ou que l'un s'impatiente pendant que je change l'autre ... Et je leur ai même acheté des tétines personnalisées. Pour quelqu'un qui était tellement anti tétine, un comble!




vendredi 26 juin 2009

Back on the saddle

Ca faisait longtemps, très longtemps, trop longtemps… Pas loin de 15 mois. 8 mois de grossesse puis les premiers 7 mois des garçons où j’étais trop fatiguée, j’avais pas le temps ou pas l’envie … On en a parlé plusieurs fois avec le Petit Chimiste, comment trouver le temps, serais-je encore capable, est ce que cela ne serait pas trop douloureux … ?


Mais hier soir, c’était décidé, c’était LE soir. J’ai fini la vaisselle, stérilisé et préparé les biberons pour le lendemain et puis j’ai pris mon courage à deux mains, j’ai fouillé au fond de mon armoire pour retrouver tous les accessoires nécessaires...


...et je suis partie courir! 30 minutes de solitude, 30 minutes avec moi-même, le bitume et la mare aux canards d’Alexandra Park. Quel bonheur ! C’était dur, je ne suis plus très en forme, mon corps a quand même bien souffert avec cette double grossesse et ces mois sans assez de sommeil mais j’ai tenu. Je suis rentrée à la maison dopée à l’endorphine, le cerveau qui vibrait et l’envie de remettre ça dès que possible. Ce matin je me suis levée avec des courbatures mais en pleine forme avec l’envie de reconquérir le monde. Ca me change de tous ces matins ou je presse ‘snooze’ jusqu’à ce que Liam et Noah en ait vraiment trop marre d’attendre leurs biberons !


Je me demande vraiment pourquoi j’ai attendu si longtemps …

samedi 20 juin 2009

Working mum

Lundi 1er juin, mon ancienne vie de travailleuse à temps plein est entrée en collision avec ma nouvelle vie de maman... Une collision bien organisée, bien préparée, bien réfléchie, donc qui s'est faite dans une relative douceur...

Depuis le mois de mars, j'avais trouvé LA crèche qui allait acueillir mes chérubins. Pas une mince affaire. D'abord première décision à prendre, crèche, childminder (nourrice) ou nounou à domicile? Comme je ne connais pas d'autres mamans qui font garder leurs enfants, c'était difficile d'avoir des recommendations pour une nounou. Et puis elles sont limitées sur le nombre de bébés qu'elles peuvent prendre - deux. Donc ça voulait dire que Liam et Noah seraient les seuls bébés. Et moi, j'avais bien envie qu'ils voient d'autres bébés de leur age plutot que de se regarder mutuellement le nombril... C'est aussi pour ça que j'avais éliminé d'office la nounou à domicile. Donc je me suis décidé pour une crèche. Toutes les crèches municipales sont pleines à craquer, et malgré mes 'circonstances particulières', je ne remonte pas plus vite les listes d'attente. Comme me le disait ma health visitor, pour avoir une place dans les crèches de Glasgow, il faut être sur les listes des Social Services, mère célibataire, femme battue, alcoolique ou toxicomane ... Pas mon cas donc. Je suis donc sur les listes d'attente et j'aurais peut être une place dans 2 ou 3 ans. Bon. Je me suis donc rabattue sur les crèches privées, pas forcément moins bien, mais beaucoup plus chères! J'en ai vu beaucoup... Une décision importante quand on sait que c'est l'endroit où il vont passer la plupart de leur temps les 4 prochaines années ... Finalement je me suis décidée sur la crèche la plus proche de mon travail: je ferme la porte de mon bureau et 5 minutes plus tard, j'ai mon duo de choc dans les bras!

Ils ont fait une semaine d'adaptation avant que je reprenne. Adaptation pour la maman plus que pour les bébés je dois dire. Le premier jour, ils y ont passé 1 heure pendant que je remplissais des tonnes de formulaires dans le bureau de la directrice, tout en double évidemment - ils n'ont même pas remarqué que je n'étais plus là et je les entendais se marrer avec leur keyworker. Rassurant et en même temps, j'étais presque déçue que je ne leur manque pas plus que ça - oui, oui je sais, je suis un peu tordue! Le lendemain, 2 heures. Là, je les ai posés et puis leur keyworker m'a gentiment montré la porte. Jai pleuré pendant une demie heure dans la voiture... Et puis comme ça toute la semaine, une heure de plus tous les jours. Le coeur serré chaque fois que je refermais la porte derrière moi mais résignée de plus en plus... Finalement c'était plus facile le jour de la reprise parce qu'au moins, au travail j'avais beaucoup à faire, le cerveau occupé, plus trop le temps de penser à mes petits bonhommes abandonnés. Et puis je travaille dans un environnement à grande majorité masculin donc personne avec qui m'apitoyer sur mon sort!

Trois semaines plus tard, on commence à être bien installés dans notre nouveau rythme. Le secret, c'est d'être or-ga-ni-sés. Mais quand on est parents de jumeaux de toutes façons l'organisation ça vient naturellement! Liam et Noah ont l'air contents à la crèche. Ils sont les plus petits et ils sont fascinés par les plus grands qui commencent à trotter. Ils font bien plus d'activités que ce que l'on faisait à la maison - peinture avec des bébés de 6 mois? Je n'y aurais même pas pensé et pourtant ils ont adoré! Et je trouve que cela leur réussit d'avoir plus de stimulation, ils se concentrent plus sur leurs jeux ou leurs livres et ils sont plus sociables. Et surtout, my saving grace, depuis qu'il a commencé la crèche, Liam fait enfin ses nuits (Noah les faisait déjà depuis longtemps et je commençais à desespérer). Coincidence peut être mais moi je revis!

Maintenant je savoure mes weekends avec mes hommes et je me demande tous les jours ce que je faisais de mes soirées avant ...

samedi 13 juin 2009

New Lanark and the Falls of Clyde

Comme nous commençons un peu à avoir fait le tour de tous les parcs de Glasgow, nous nous sommes décidés à nous aventurer un peu plus loin et sommes allés passer la journée à New Lanark, un village sur le bord de la rivière Clyde à une trentaine de kilomètres au sud de Glasgow. New Lanark a été fondé en 1785 pour y construire des usines de coton et des résidences pour les ouvriers qui peuvent maintenant être visitées. C'est maintenant un site reconnu comme patrimoine mondial par l'Unesco.


Le village est construit au bord de la rivière Clyde et une petite randonnée permet de se promener le long des cascades. Les bois qui longent la rivière sont une réserve naturelle et nous avons vu des faucons pélerins et leur bébé - pas de photos, on les a vus au téléobjectif mis en place par l'association de protection de ces faucons et moi j'avais oublié le mien...